MonStreS

Pièce fortement chorégraphique
pour trois danseurs

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MonStreS fr

Pour sa première pièce jeune public, largement inspirée de rencontres avec des enfants de maternelle, La BaZooKa a souhaité proposer aux jeunes spectateurs un dispositif scénique à miroirs où les reflets courent à l’infini et révèlent des «visiteurs» jusqu’alors invisibles. Le public, accueilli à l’intérieur du décor vit une expérience sensitive au rythme de la musique "Six Pianos" de Steve Reich. La musique de Reich est mélangée avec des extraits des voix françaises du film de science-fiction de Howard Hawks The Thing(1950) créant de multiples possibilités de narration en creux et soulignant la structure de « Six Pianos». Cette pièce est abstraite, mais néanmoins, on pourrait se poser la question: «Qui sont les possibles MonStreS?» car les créatures que l’on donne à voir sont finalement beaucoup moins inquiétantes qu’un seul de nos spectateurs. Nos jeunes spectateurs sont chauds, humides, dégagent des odeurs fortes et réagissent de façon étonnante à nos stimuli, ils crient, chuchotent, pleurent, rient, se retournent, se lèvent sans parler des adultes qui essayent de taire, canaliser, maîtriser… Bizarrement nos «MonStreS» bazookiens ou nos «Chercheurs de MonStreS» sont calmes et doux, joueurs et après avoir approché au plus près les «mortels» repartent comme s’ils étaient restés dans leur propre dimension physique, imperméable à notre monde réel, jouant avec une aisance quasi extra-terrestre de leur corps blancs…La BaZooKa    

MonStreS eng  

For its first young audience, highly inspired from interactions with young kindergarten children, La BaZooKa wished to offer the young spectators a scenic setting with mirrors where reflections spread boundlessly revealing “visitors” that had been previously invisible.   The audience, welcomed within the setting, go through an experience of the senses through the musical rhythm of Steve Reich “Six Pianos”. The music of Reich is mixed with the French version dialogues of the Sci-Fi movie called “The Thing from an Other World ”( Howard Hawks 1950), creating many narrative possibilities and highlighting the structure of “Six Pianos”.   This play is abstract, however, we could ask the question: “Who are the possible monsters?” Because the creatures we tend to show, are in the end, less scary than one single spectator of our show. Our young spectators are warm, humid, they give off strong smells and react surprisingly to our stimuli, they scream, whisper, cry, laugh, look backward, stand up, and this is without mentioning the adults who try to calm down, control, master…   Strangely, our BaZooKian “MonSterS” or our “MonSterS hunters” are quiet and gentle, playful, and after being as close as possible to our “mortals”, they leave as if they had stayed in their own physical dimension, impermeable to our real world, playing with an almost extra-terrestrial ease in their white bodies... La BaZooKa

" une remarquable réussite " Philippe Verrièle pour La Scène

" une pièce étonnante, tant par sa structure, sa mise en valeur et son thème " La Voix Du Nord

" Un cercle de miroirs au centre duquel le public prend place. Autour des spectateurs, les danseurs apparaissent et disparaissent, happés par les reflets et le vertige des images.Dans "Monstres", pièce pour tous, la chorégraphe Sarah Crépin réussit à rapprocher la danse au plus près des spectateurs sans pour autant évacuer le mystère de la représentation. Multiplication des images jusqu'à ne plus savoir qui est réel, qui ne l'est pas."
Rosita Boisseau pour Télérama

Pour voir MonStreS, les jeunes spectateurs -dès 4 ans- s’asseyent au pied de miroirs réfléchissants, disposés en hexagone. Les danseurs évoluent tout près, là devant. Leurs images sont alors répliquées, renvoyées, démultipliées à l’infini dans cette boîte magique. La chorégraphie y gagne un pouvoir de fascination, redoublé d’allant rythmique, qui envoûte le regard, et touche le spectateur dans son corps. La bande-son recycle et détourne une atmosphère audiovisuelle, familière aux oreilles d’aujourd’hui. Cela favorise encore l’accès à une expérience pourtant novatrice. MonStreS est une machine à déniaiser l’esprit. Etienne Cuppens et Sarah Crépin y relèvent deux défis. Leur pièce démontre que des enfants peuvent très bien se régaler devant un spectacle chorégraphique abstrait, non narratif, pleinement contemporain. Et qu’ils peuvent aussi bien s’immerger dans le pouvoir envoûtant de la musique de Steve Reich, maître de la composition minimaliste et répétitive du XXème siècle. Gérard Mayen ( programme saison 2010/2011 du Théâtre d’Orléans )

Lorsqu’il regarde la télévision, l’enfant semble se fixer sur un axe de regard unique, rectiligne. C’est une expérience toute autre qu’il vit avec MonStreS, spectacle chorégraphique de La BaZooKa. Soit l’expérience qui est tout autant celle du spectateur adulte, mais restée souvent inaperçue : expérience d’immersion dans un espace-temps de présences partagées, connectées de toute part. Une expérience d’empathie kinesthésique, consistant pour le spectateur à se projeter, par activation neuronale, dans le mouvement de celui qu’il observe. Ce mouvement immobile, intérieur, mais très sensible, est un formidable embrayeur imaginaire. Il amplifie les perceptions, démultiplie les images. Il ouvre, il émancipe, quand d’autres structures de regard réduisent et assujettissent. Les artistes de La BaZooKa ont inventé le dispositif extraordinaire de MonStreS à travers un travail suivi auprès d’enfants de maternelles. Ils ont puisé dans l’oeuvre du peintre viennois Friedensreich Hundertwasser (1928-2000). Profondément généreuse, sa peinture est ennemie de toute ligne droite, quand cependant elle recourt à des structures de base telles que spirales, labyrinthes et répétitions.
Voilà qui fait écho à la musique de Steve Reich, dont la composition Six pianos accompagne la pièce MonStreS : là encore, des structures de base minimalistes et répétitives n’en produisent pas moins un mouvement grisant. Quant à l’écriture chorégraphique, on en remarquera les procédés de systématisation abstraite, et le fait que les trois interprètes évoluent dans un espace très contraint, de deux bandes d’un mètre de large, de part et d’autre de strictes cloisons de miroirs tendus ; or, leur mobilité explose dans les regards et les corps des spectateurs.
On ne souhaite pas dévoiler ici tout de MonStreS, afin de préserver son pouvoir magique. Mais on retiendra comme il est réjouissant qu’une écriture contemporaine, affranchie des injonctions de la narration et de l’illustration, sache aller chercher ses ressorts derrière le miroir de cerveaux d’enfants en train de tester les bases de leur relation au monde.
Gérard Mayen ( MonStreS - feuille de salle - Théâtre d'Orléans - Septembre 2010 )

 

MonStreS à fait partie des spectacles de la charte de diffusion Onda / Oara / Réseau en scène Languedoc-Roussillon/ Arcadi / Odia-Normandie

pour les saisons 2009/2010 et 2010/2011

MonStreS peut être soutenu par l' Institut Français pour la diffusion à l'étranger

Avec le soutien de l’ODIA Normandie / Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie

 

Lieux ayant programmé MonStreS depuis Octobre 2008:

Saint-Etienne du Rouvray - Le Rive Gauche
Canteleu - Espace Culturel François Mitterand
Blanquefort - Festival l'Echapée Belle
Pont-Audemer - L'Eclat
Saint-Valery en Caux - Le Rayon Vert
Elancourt - Le Prisme
Petit Quevilly - La Foudre
Vire - Théâtre du Préau
Lille -Le Gymnase - Danse à Lille
Torcy - Arcadi - Hors Saison
Evreux - Scène Nationale Evreux Louviers
Louviers - Le Moulin - Scène Nationale Evreux Louviers
Le Havre - CCNHHN - Saison Côté Mômes
Décines - Le Toboggan
Grenoble -Espace 600
Dublin - The Ark
Orléans - Théâtre d'Orléans
Petit Couronne - Le Sillon
Vanves - Salle Panopée- Théâtre de Vanves
Poitiers - Centre de Beaulieu - Les Petits Devant, les Grands Dérrière
Montargis - Le Hangar - Agglomération Montargeoise
Carquefou - Théâtre de la Fleuriaye
Dijon - Festival A Pas Contés
Marly La Ville - Salle Lucien jean
Maubeuge - Le Manège

 

 

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