Bal FantastiK !

Non !

Il n'y a pas que le cinéma

qui est fantastique !

Conception La BaZooKa (Sarah Crépin/ Etienne Cuppens)

Chorégraphies Sarah Crépin, Nicolas Chaigneau, Claire Laureau et Massimo Fusco

Interprétation choréraphique

Sarah Crépin, Nicolas Chaigneau, Claire Laureau et Massimo Fusco ou Matthieu Patarozzi ou Julien-Henri Vu Van Dung (suivant les dates de représentations)

Musique Live  Alek et les Japonaises 

Création Lumière  Laurence Halloy

Production La BaZooKa

Coproduction Le Rive-Gauche, scène conventionnée pour la danse de Saint-Etienne-du-Rouvray en partenariat avec le Festival Terres de Paroles.

Les 2 angles - Relais culturel de Flers

Soutiens Département de Seine-maritime dans le cadre du dispositif "un artiste un collège"

Durée  2h environ

La BaZooKa et le  groupe belge Alek et les japonaises, ont pour mission de transmettre au public néophyte des danses joyeuses et débridées, puis de laisser chacun s’approprier les chorégraphies jusqu’au bout de la nuit.

Placée sous le signe du "fantastique", la danse s’appuie sur les figures emblématiques du cinéma d'anticipation et d'épouvante du 20ème siècle.

Un cinéma où foisonne l'inventivité et regroupe autant de chefs-d’œuvre que d'objets cultes de série Z: Zombis, Super héros, mutants, spacionautes sont autant de personnages à convoquer à travers quatre danses principales : Ronde de l'Espace – version chorégraphiée et fortement raccourcie de "2001, a Space Odyssey", Boogie Mouche - danse de métamorphose, Aerobicman – chorégraphie à base de super pouvoirs, La Patinoire de l'Enfer danse mortelle. Plus divers  Jingles et happenings chorégraphiques à partager.

REVUE DE PRESSE

 

PAILLETTES POUR TOUS

-par Audrey Santacroce ­

Après le très réussi « Monstres indiens », La BaZooKa revient très en forme avec un spectacle pour le moins déroutant. Est-ce un concert ? Un cours de danse ?

Une performance ? Un peu tout ça à la fois, répondrons-nous faute de mot existant pour décrire très précisément l’œuvre hybride qu’est ce « Bal Fantastik ».

Ici, on retrouve quelques gimmicks déjà présents dans « Monstres indiens » et comme mis en miroir. Alors que ce dernier réunissait des spectateurs en cercle, tournant le dos à une danseuse sur un podium en son centre, le bal auquel le public est convié propose au public de refaire face au podium, toujours en cercle cependant, mais toujours en déjouant ses attentes. Une fois encore, La BaZooKa tord les codes et propose aux spectateurs prêts à jouer le jeu de faire un pas de côté.

Cette fois-ci, la compagnie décide d’intégrer pleinement son public à la représentation en l’y faisant participer de façon proactive. La BaZooKa se propose ainsi d’autonomiser son public afin de l’aider à remplir les moments de vide, partant peut-être du principe qu’on finit toujours par s’ennuyer au théâtre.

Une fois la chorégraphie apprise, les spectateurs sont donc libres de la reprendre, d’occuper l’espace à leur guise, si bien qu’ils finissent par s’affranchir de leurs professeurs. Si on reproche souvent aux mauvais spectacles de faire fi du public, les artistes retournent complètement le cliché en mettant le public en position de faire fi des artistes. Tant et si bien que la représentation est assurée en grande partie par ledit public tandis que les danseurs sont hors de scène.

« Bal Fantastik » est conçu comme un hommage aux films de série Z. On y retrouve des extraterrestres, des superhéros, des spationautes, des shorts à paillettes et beaucoup de second degré. On pense bien sûr de temps à autre à ce qu’aurait été le « Rocky Horror Picture Show » si le Dr Frank N. Furter avait fait preuve d’un humour pince-sans-rire. On se demande aussi si la grande force de ce spectacle, ce n’est pas sa grosse dose de n’importe quoi. Dans une période obsédée par la rentabilité et qui demande à tous d’être utiles, « Bal Fantastik » revendique de ne rien revendiquer. C’est comme si, reprenant les mots de Cyrano de Bergerac, La BaZooKa nous regardait droit dans les yeux du haut de sa boule à facettes en nous disant : « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile. » « Bal Fantastik » est comme une pluie de paillettes ; inutile donc indispensable.

BAL FANTASTIK

Par Léa Poiré - mouvement.net

Mélange de film d’épouvante vintage et de fête intergalactique à la Star Wars, le Bal Fantastik clôture la semaine Drôle de danse à L’Onde. Un aller simple pour la planète pop de Sarah Crépin et Étienne Cuppens, aka La BaZooKa.

Nous sommes à Vélizy-Villacoublay, dans les arrières salles de l’Onde où se rangent habituellement les décors de spectacles. Au centre de cet immense espace en béton brut d’une vingtaine de mètres sous plafond, sur un podium central baigné par une douche de lumière et sous une boule à facettes géante, évolue une étrange créature. Coiffe nervurée digne des cerveaux apparents de Mars Attack, combinaison moulante argentée, mini cape et ceinture ornée d’un CD retro, le personnage de Clérocope ouvre le Bal Fantastik.

 

Astro-vedettes 

Notre maîtresse de cérémonie est accompagnée de son armée galactique « d’astro-vedettes », dit-elle. Soit quatre danseurs et danseuses affublés du même costume, répartis sur la piste de danse où se rassemblent les spectateurs les plus motivés. « Tout le monde est déjà allé sur la Lune n’est-ce pas ? » demande Clérocope de sa voix modifiée, plus robotique et plus grave que la normale. 

L’engagement de nos hôtes dans cette comédie un peu zinzin, nous fait vite oublier toute forme d’appréhension. On entre dans leur jeu avec trois petits pas en avant, quatre en arrière, une course en apesanteur, une danse en orbite et un voyage qui nous fait quitter la Terre pour aller sur Jupiter. Le tout accompagné en live servit par Alek et les japonaises, un duo belge de musique électro-pop tout en glitter et mélodies régressives.

 

Zombies de l’espace

Sans manquer de rappeler les scènes de bar intergalactique de la saga Star Wars, dans l’espace entouré de petites tables argentées, les danses collectives s’alternent de courtes pauses alcoolisées, de jingles musicaux ou de numéros chorégraphiques. Après un frétillant « boogie-mouche », un slow en hommage aux omelettes japonaises okonomiyaki et le madison d’Aerobicman, une dernière danse de zombies clôt la soirée dans un nuage de fumée et de lumière verdâtre.

En grands enfants, Sarah Crépin et Étienne Cuppens agissant sous le nom de code de La BaZooKa, savent y faire pour récolter les références pop et cinématographiques. Zombies, aliens, créatures de marécages, super-héros, bandits, patineurs artistiques, fou rétro-futuriste, passent tous à la moulinette de ce Bal Fantastik. Le tout se maintient plutôt bien grâce à un savant mélange de ridicule appréciable, d’une énergie jubilatoire et de beaucoup (beaucoup) de paillettes.

Dates précédentes

 

FLERS (61)  - 13 juillet 2015

2 Angles, relais culturel régional

 

SAINT-ETIENNE-DU ROUVRAY (76)  - 30 avril 2016

Le Rive-Gauche

 

RENNES (35) - 2 avril 2017

Les Champs Libres

 

FALAISE (14)  - 8 mai 2017

Festival "Danse de tous les sens"

 

RENNES (35)  - 10 juin 2017

Festival Agitato / Le Triangle

ROUBAIX (59)  - 8 décembre 2017

Festival les Petits Pas / Le Gymnase CDCN

SAINT-HERBLAIN (44)  - 25 Février 2018

Festival  Nijinskyd / Onyx

 

FOSSESS (95)  - 23 mars 2018

Espace Germinal

BRIEC (29)  - 9  mai 2018

Centre culturel Arthémuse / Très Tôt Théâtre

HAUTE-GOULAINE (44) - 21 septembre 2018

Le Quatrain


ROUEN (76) - 27 septembre 2018

Maison de l’université


GONESSE (95) - 29 septembre 2018

Salle Jacques Brel

 

​VELIZY-VILLACOUBLAY (78) - 25 mai 2019

L’Onde Théâtre - Centre d’art

_MG_9708