La BaZooKa

Etienne Cuppens

 

Metteur en scène des spectacles de La BaZooKa, il réalise aussi les environnements sonores, conçoit les scénographies et les propositions chorégraphiques en collaboration avec Sarah Crépin.

Il a été concepteur sonore pour le spectacle vivant et le cinéma et à ce titre il a collaboré avec Jean-Paul Buisson, Isabelle Dubouloz, Pierre Doussaint, Philippe Van de Walle, Yvan Duruz, Hervé Robbe, François Raffinot, Emmannuelle Vo-Dinh, Aude Vermeil, Thierry Langlois, Arnaud Troalic...

Sarah Crépin

Elle est chorégraphe et interprète pour La BaZooKa.

 

Après des études de danse classique et contemporaine au Conservatoire de Grenoble et d'une année au CNDC d'Angers, elle a été l'interprète de François Raffinot, Emmanuelle Vo-Dinh, Joanne Leighton, Myriam Naisy, Xavier Lot, Anja Hempel, Fabrice Lambert, Razerka Ben-Sadia-Lavant, Hervé Robbe...

 

 

La BaZooKa est née en 2002, au Havre, de l’association de Sarah Crépin et Étienne Cuppens. Ensemble, ils conjuguent leurs imaginaires respectifs pour créer des projets à caractère chorégraphique : des spectacles et des installations plastiques.

 

Dès le départ, la culture populaire et les figures qui en émanent sont la base de leur travail. Étienne Cuppens et Sarah Crépin puisent dans leurs souvenirs d’enfance, réels ou fantasmés, pour inventer des personnages qui résonnent avec l’inconscient collectif et auxquels la danse donne de multiples dimensions. Ainsi momies, héroïnes de manga hybrides, fantômes, « Vénus de Willendorf » en oreiller ou marins à pinces de homard alimentent au fil des oeuvres un bestiaire graphique et sensible, qui véhicule une fantasmagorie propice à inventer des fictions.

 

Leur fascination commune pour les effets d’optique les amène à inventer des dispositifs où la place du spectateur est en jeu : déplacé sur des chaises à roulettes par les interprètes, caché derrière des baies vitrées donnant sur l’espace public, allongé dans des transats face à des miroirs pour découvrir le spectacle qui se joue derrière lui... Le spectateur se retrouve dans des situations inédites, son regard sollicité d’une manière active et ludique.

Les différences de parcours, de formation artistique, de références culturelles, d’attachement, ouvrent à Sarah Crépin et Étienne Cuppens un espace de travail dans une complémentarité et un déplacement réciproque. L’attirance pour l’abstraction d’un côté et un goût pour la dramaturgie de l’autre s’additionnent. Au plateau ou en studio, c’est en utilisant la « libre association d’idées » qu’Étienne Cuppens et Sarah Crépin travaillent. Ainsi, ils peuvent entrechoquer des éléments qui n’ont à priori rien à faire ensemble mais dont l’assemblage devient source de sens et d’émotion. Ce procédé débride l’imaginaire, élargit le champ des possibles et donne aux spectateurs adultes ainsi qu’aux enfants le choix entre plusieurs lectures. Cette liberté d’offrir différentes hypothèses de sens est fondamentalement désirée par La BaZooKa.
 

Enfin, la compagnie, dans sa démarche artistique revendique les directions suivantes :

Naviguer entre fiction et abstraction.

 

Utiliser des figures comme autant de personnages à suivre.

 

Provoquer l’imaginaire du spectateur.

 

Osciller entre le visible et l’invisible.

 

Questionner les effets de communauté.

 

Rechercher la légèreté...