Nos Rituels titre provisoire

Pour sa prochaine création, La BaZooKa souhaite s’inspirer des principes du roman graphique américain Here (Ici en version française) de Richard McGuire (2014) et du film A Ghost Story de David Lowery (2017).

Les deux œuvres ont en commun de se focaliser sur un lieu unique et d’en faire surgir des bribes de son passé, son présent et son futur sans nécessairement utiliser une chronologie linéaire. En fonction des époques, cet endroit peut être vierge de la présence humaine, habité, traversé, dévasté. Il est le théâtre de l’évolution du sauvage, de la vie, des libertés à travers des “événements” intimes ou collectifs.

 

Il s’agira pour La BaZooKa d’inventer les multiples identités d’un terrain (de jeu) qui au fil des siècles a pu devenir une clairière paradisiaque, un désert, un camping, un champ de bataille... Un endroit pour y accomplir aussi bien des rencontres amoureuses que des rituels mystiques. Un lieu de vie avec son lot d’événements funestes ou heureux. Les moments de vie se révéleront principalement par l’action des corps des interprètes. Ils seront au service d’un scénario précis, de fictions écrites qui s’entrechoquent, se répondent et se multiplient. La force sémiologique du son, de la lumière et de la scénographie participera pleinement à la richesse des actions. De plus, ces médias pourront aussi avoir leur propre autonomie surtout s’il n’y a pas d’interprètes sur scène. Les situations d’époques différentes pourront s’additionner pour se confronter, dialoguer dans un même temps de plateau, convoquant ainsi anachronisme, contrepoint ou formes chorales. Il s’agira à travers ce voyage temporel de composer un portrait ludique et sensible de notre humanité. Tenter d’apporter à notre époque tourmentée une once de relativité par le bouillonnement du vivant qui peut surgir de la présence des hommes et des femmes. Mais aussi grâce à leur absence...

Nos Rituels se veut avant tout une pièce où le temps domine tant par le propos que la mise en oeuvre. L’utilisation récurrente d’hybridations et de fractures sonores sera un des outils pour activer une pulsation propre à la pièce. En premier, à l’instar du corps, de la scénographie ou de la lumière, le son sera aussi utilisé pour rendre crédible la convention de sauts dans le temps. Un temps figuré donc, où l’utilisation de bruitages, sons animaliers, archives, ambiances, musiques référencées ainsi que tous les sons produits en direct pourront épouser l’action du plateau et être utilisés comme des signifiants naturels. Puis une fois la convention admise, il s’agira d’opérer des « glissements » de terrain où l’écart entre les référents sonores et l’action deviendront autant des leviers dramaturgiques qu’une ouverture vers des espaces poétiques. Grâce à l’accumulation et l’imbrication des ingrédients à l’intérieur des scènes l’enjeu sera d’évoluer vers une fresque du vivant que nous espérons abstraite et colorée.

Le désir impérieux étant de dessiner un ensemble très mouvant, un peu délirant, léger surtout...

La BaZooKa

Conception & Réalisation La BaZooKa (Etienne Cuppens & Sarah Crépin)


Interprétation avec Alek Boff, Claire Laureau, Laure Mathis,  Maï Ogawa, Nadir Louatib, Nicolas Chaigneau, Sarah Crépin, Taya Skorokhodova & Théo Aucremanne.

Lumières Laurence Halloy

Production & diffusion Emilie Podevin

Administration Diane Ribouillard

 

Production La BaZooKa


Coproductions  Le Volcan - Scène Nationale du Havre, Dieppe Scène Nationale, Le Phare – Centre Chorégraphique National du Havre–Normandie (accueil Studio 2021), 2 Angles - Relais Culturel Régional de Flers

Première Fin 2021 / début 2022